Exposition !

J’expose actuellement ces 3 toiles chez L’encre de Cthulhu, 75 rue Claude Decaen à Paris.

La première « Laugh Now Cry Later » est une expérience de matières et de textures sur un thème classique du théâtre et du tatouage.

La deuxième « Dearg Due » a été réalisée dans le cadre des Curieuses Expositions et exposée déjà dans plusieurs galeries, elle revient aujourd’hui vers moi !
Elle représente la vampire des landes d’Irlande, jeune fille sacrifiée par son père qui la maria de force à un bourreau pour obtenir une dot. Elle mourut de désespoir et de mauvais traitement, et revint se venger des hommes qui l’avaient brisée.
J’aime ce personnage pour sa force vengeresse. Contrairement à de nombreux monstres de légende, elle a une raison de réclamer du sang, et je trouve cela trop rare !

La troisième, un grand format, « Sorcière Rouge », est une déclinaison de la figure sacrée féminine ainsi que de la sorcière au sens large dans la culture Païenne.

N’hésitez pas à me demander des précisions !

Parenting – Regrets

Il y aura d’autres chats bien sûr, peut-être des chiens, des rongeurs et toujours des poissons.

Mais Lulu manquera toujours à mon coeur. Si Bébé a arrêté de le chercher aux quatre coins de l’appartement, elle est si joyeuse en voyant d’autres chats que chaque fois j’ai un petit pincement de tristesse au creux de mon âme.

Miaou.

Tattooflashs – Légendes d’Asie – Hua Mulan

Hua Mulan apparaît pour la première fois dans une ballade de la dynastie Song, au XIIIe siècle.
Cette histoire raconte la vie d’une jeune fille s’engageant dans l’armée déguisée en homme; pour épargner cette charge à son père vieillissant. Elle combattrait ainsi de nombreuses années avant de revenir dans son village.

Mulan cristallise, à travers sa légende, de nombreuses histoires rapportées comme vraies, de femmes cherchant soit à assurer l’honneur de leur famille, soit à fuir leur condition.
Si elle fut longtemps présentée comme un symbole de patriotisme, aujourd’hui les femmes se réapproprient cette histoire afin de lui rendre son essence, celle de la volonté de libre arbitre, de liberté, d’indépendance, et de la force des femmes.

Joli brin de Mimosa.

Mamie,
Dans l’océan de souvenirs que tu nous laisses, il est difficile de savoir lesquels retenir aujourd’hui.
Mais n’est-ce pas merveilleux au fond, de réaliser qu’il faut choisir, tant les bons moments sont nombreux ?

Papy et toi avez été le phare de notre enfance, le sémaphore de nos vacances.
Les dimanches c’était la ferme, les poules chez notre autre Mémé.
Les vacances c’était chez vous.
Tel était notre carnet de route, mais si elle était régulière, jamais la navigation ne fut morne.

Notre chaloupe a navigué tant de merveilleux étés.
Toutes les glaces à l’eau (« Pousse-Pousse-Citron »), les kayaks et les vélos, les courses de cloportes organisées dans la véranda, les marchés du jeudi à Pont-l’Abbé, les plages, les kouign, bien sûr, les délicieuses kouign dont tu avais le secret.
Toutes ces soirées devant la télé de la cuisine, à peine perturbés par le vrombissant lave-vaisselle, sur nos chaises en paille, pendant que vous les grands, regardiez des émissions sérieuses, entre grands, dans le salon.
Nous avons vogué vers tant de merveilleux Noëls.
Toutes les histoires de famille, les aventures de nos arrière-grands parents dont tu parlais si bien qu’on aurait juré les avoir connus. Ton père le tailleur de pierre, aimant les chansons et les bonnes bagarres de bistrot. Tes copines, les usines de conserverie, les chemins à vélo. Le sapin, la bûche vanille-framboise, les chansons.

Notre navire avançait d’année en année. Nous avons embarqué avec nous tant d’amis, petits et grands, que vous avez accueillis avec toujours le même enthousiasme. De nos copains de primaire à ces amis venus passer quelques jours en Bretagne et que tu as reçus au Camélias, dans ton petit appartement, avec force café, porto et palets bretons… tous ceux qui ont fait escale chez vous en gardent un souvenir précieux.

Tu as désapprouvé certains de nos choix, vestimentaires parfois, capillaires toujours, avec cette franchise qui ne t’a jamais fait défaut, mais jamais avec toi nous n’avons eu peur de chavirer.
Nous savions que nous trouverions toujours à l’amarrage de l’amour et du bon café, des rires et du soutien.

Vous voir, vous écrire, vous téléphoner était toujours un plaisir, une petite joie de tous les jours.
Vous avez été des grands-parents et arrière-grands-parents extraordinaires, de ceux dont on racontera les histoires longtemps.

Aujourd’hui nous te voyons quitter le port et bien sûr nous allons pleurer, mais très bientôt je le sais, penser à toi nous fera de nouveau sourire et chanter.

PS : Je ne pourrai plus entrer dans une papeterie sans voir mon coeur se serrer un peu.
Je ne passerai plus tout ce temps à chercher de jolies cartes postales.

Je n’oublierai pas la dernière chose que tu m’as dite au téléphone.
« Dis bien à la petite que je pense à elle. Je vais vous laisser ma petite fille, je suis fatiguée. »



Flashs tattoo : légendes d’Asie – 2

Toute enflammée par les ailes de ma douce Tennyo, j’avais envie de continuer.à personnifier les symboles. Les plus connus des mythologies asiatiques.
Voici donc Suzaku, l’Oiseau Vermillon de l’Eté, l’élément Feu, souvent confondu avec le phénix, et ici sous forme humaine.
Ce flash fut un vrai bonheur à dessiner et j’espère sincèrement l’encrer sur un.e passionnée.e de cultures asiatiques !
Les autres éléments/saisons suivront prochainement, mais pas forcément dans l’ordre. Je me disperse en restant concentrée sur un thème… je n’arriverai jamais à travailler autrement. 😉

Série flash tattoo : Légendes d’Asie

Tout à commencé par un vieux dessin retrouvé dans un carton. Une demande d’une cliente qui ne s’est pas concrétisée. Cela arrive parfois…

Mais je trouvais triste de laisser cette Tennyo-phénix en berne, sans perspective d’avenir. Je l’ai modifiée en Tennyo-Paon. Les Tennyo sont des créatures japonaises du folklore traditionnel. Ce sont des femmes-grues, symboles de pureté et de féminité.

Je pense dessiner la version traditionnelle prochainement..; Mais en attendant, je me lance dans une série de dessins sur les légendes d’Asie. Vos suggestions sont les bienvenues !

Oldies – Feutre

Deux tentatives de corps féminins, feutre sur papier.

J’ai peu travaillé dans un style tendant vers l’abstraction, beaucoup plus par timidité que par désintérêt. 20 ans (20 ans !!!) Après ces dessins quelque peu hésitants, je les regarde avec une bienveillance nouvelle.

Je trouve celui de droite sympathique, j’aime le saillant du bassin en contre de la longue courbe du dos.

Cela éveille en moi une envie de peinture, de matière… qui sait?

Allez, au boulot !