Mercredi Popcorn – Sharktopus VS Pteracuda (2015)

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Après la découverte de l’ADN d’un ptérodactyle, le Dr Rico Symes combine ce dernier à celui d’un barracuda, créant ainsi un monstre capable de terroriser terre, mer et air. Il perd le contrôle de sa créature et ne trouve qu’une solution ultime : lui opposer le nouveau Sharktopus. Un combat titanesque s’engage.

Pour commencer cette petite chronique, il faut se remettre dans le contexte des films Asylum.
On prend n’importe quel animal dangereux (ou même pas dangereux en fait hein… ). On le rend géant.
Déjà, on a Mega Shark, Giant Octopus, Mega Python, Super Gator, et j’en passe.
Après, il est de bon ton d’hybrider les machins. Votre imagination ne doit pas avoir de limite : Pirhanaconda, Sharktopus, Dino Croc…
Vous pouvez ajouter des outsiders mécaniques (Mecha Shark, si, si) ou simplement totalement improbables (Sand Shark, Snow Shark, Sharknado. Si si. Bis).

Après, vous les mettez dans un petit chapeau, vous en tirez 2 et vous faites les « versus ».
Parfois c’est vraiment un versus, parfois même pas, on n’est pas à ça près.

Vous vous dites, mince, c’est joli tout ça mais on n’a toujours pas de scénario.
Et  bien moi je vous réponds, sans pression : quelle importance ?
Ajoutez vite une multinationale véreuse/un dictateur fou/un scientifique assoiffé de reconnaissance/aucune mention inutile.
Touillez, ajoutez deux-trois hectolitres de faux sang en 3D, et vous gagnez une partie gratuite.

Que dire donc de ce nouvel opus ? Un scientifique assoiffé de reconnaissance se fait hacker par un vilain (ah oui, j’avais oublier les hackeurs à la solde des dictateurs fous, ici, un russe, quelle surprise), ce qui fait que son Pteracuda ne fonctionne plus et décapite dans la joie les touristes idiots de Hawaii. Une gentille biologiste naïve mais résolue (j’avais oublié la caution féminine de ces films : couillue mais jolie, virile mais avec des failles quand même faut pas déconner) essaie d’apprivoiser Sharktopus. Sans trop de succès, du coup, bain de sang. Mince alors.

Un scénario parfaitement bâclé, des personnages caricaturaux et inconsistants au possible, des moments « comiques » superbement inutile : un nanar mené de main de maître, à aucun moment ce n’est original, novateur ou simplement bon.

On notera l’insistance des casteurs de ce genre de bouse à trouver des homonymes inconnus : ici, Robert Carradine.
On a toujours l’impression de trouver le cousin raté de la famille, celui qui ne fait que ce genre de film.

Il m’est toujours difficile de noter ces films, que j’adore honteusement comme un amateur de grands vins siroterait un Panach en cachette.
Mais quand même, qu’est-ce qu’on rigole, et qu’est-ce que c’est bon.

Note finale catégorie Nanar : 6/10Si vous aimez les vraies histoires structurées, les personnages travaillés et intelligents, voire le cinéma en général, vous pouvez passer votre chemin sur l’intégralité de ces franchises.
Si, comme moi, vous aimez les poulpes, le popcorn et les mauvais acteurs, c’est Noël. 

Sharktopus VS Pteracuda n’est pas le plus drôle de la série, mais un bon point pour la continuité dans la nullité.
Avec amour.

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