Tattoo flash : Leda et le Cygne

De Vinci, génie immortel. Léda et le Cygne, légende grecque. Rencontre explosive d’inspirations inépuisables. J’y mets ma petite patte habituelle, un peu d’aquarelle et une inspiration nature et Art Nouveau, pour un flash tout en sensualité.

Il nécessite un emplacement d’au moins 20 cm de haut. Vous pouvez me contacter pour toute information et réservation 🙂

J’ai pas de four ! (4 gâteaux easy peasy)

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Que ce soit pour cause de confinement, de déménagement, d’études, de galère, de taille d’appartement ou simplement par choix, parfois, on n’a pas de four.

Pour une gouelle comme moi (vive la Bretagne, gouelle = gourmand), c’est une rude épreuve que de survivre plusieurs mois sans faire de la pâtisserie à chaque visite, ou même parfois « pour tester » (comprendre : faire un gâteau pour 8 qui servira de petit-dej, gnhéhéhé).

Mais les gâteaux au micro-ondes, ça fait un peu peur. On a peur qu’ils soient plats, mous, secs, « étouffe-chrétien » comme dirait mon cher papa.
Alors je me suis dévouée, pleine d’amour et de courage, telle une Jeanne d’Arc qui entendrait le doux appel de la tablette de chocolat, pour réaliser et boulotter ces quelques modestes gâteaux. Je sers la science et c’est ma joie.
Après quelques ajustements, je pense pouvoir vous proposer 4 recettes qui vont bien, faciles, rapides, et tout à fait honnêtes, à faire au micro-ondes.

En ces temps compliqués, j’ai sélectionné des recettes qui peuvent se faire avec normalement ce que vous avez dans les placards, ou du moins ce que vous trouverez facilement.

1) Gâteau au chocolat type brownie
2) Gâteau au chocolat/café
3) Gâteau vanille (parfait pour garnir !)
4) Gâteau aux marrons (mon préféré).

C’est parti les kikis, il vous faut :
1 bol micro-ondable
1 fouet
1 grand bol
1 moule silicone (je ne possède que des moules à muffin et un moule à cake, vous pouvez aussi utiliser un moule à manqué, vous pouvez utiliser du pyrex avec du papier cuisson qui passe au micro ondes)
1 cuillère en bois, 1 maryse si vous êtes des fous.

Easy Peasy on vous dit !

Allez c’est parti, bonne humeur et fouet-ballon !

1) Brownie Micro-ondes

– 3 oeufs
– 200 g de chocolat noir 
– 100g de beurre (plutôt doux pour cette recette)
– 100g de sucre
– 75g de farine
– Noix au choix (les meilleures : noix classiques ou pécan)

Faites fondre le beurre et le chocolat au micro-ondes (attention à ce que ça ne brûle pas donc petites sessions courtes plutôt qu’une longue !)
Dans le grand bol, battez les oeufs et le sucre pour obtenir un mélange bien lisse.
N’oubliez pas la pincée de sel !
Ajoutez le chocolat et le beurre, puis la farine, doucement, en tamisant (ou au moins en plusieurs fois pour les pires fainéants 😉
Ajoutez les noix.

Hop dans l’moule, hop dans l’micro-ondes ! Perso je mets 4 minutes, mais entre les marques, les puissances, les options… mieux vaut tout simplement surveiller son gâteau ! Vérifiez avec une pointe de couteau. Pour un effet brownie hyper fondant, il doit rester un peu collant au milieu.

A déguster tiède. Se garde 2 jours.

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2) Gâteau au chocolat/café

– 3  oeufs
– 150g de chocolat
– 1/3 de sachet de levure chimique
– 100g de sucre
– 50g de farine
– 2 cuillères à soupe de crème fraîche (peut se remplacer par du lait, mais le gâteau perd en moelleux !)
– 100g de beurre
– 1/2 cuillère à café de café moulu

Faites fondre le beurre et le chocolat au micro-ondes (attention à ce que ça ne brûle pas donc petites sessions courtes plutôt qu’une longue !)
Ajoutez le café moulu, qui va infuser gentiment. Miam !
Dans le grand bol, battez les oeufs et le sucre pour obtenir un mélange bien lisse.
N’oubliez pas la pincée de sel si vous utilisez du beurre doux, le beurre salé donnera un goût différent, mais très bon aussi !
Ajoutez la crème fraîche et la farine mélangée à la levure (toujours mélanger sa levure dans la farine !)

Hop dans l’moule, hop dans l’micro-ondes ! Perso je mets 5 minutes, mais entre les marques, les puissances, les options… mieux vaut tout simplement surveiller son gâteau ! Vérifiez avec une pointe de couteau. Elle ressort humide mais propre ? C’est vendu !

Se garde 2/3 jours mais meilleur tiède.
Vous pouvez le glacer pour un effet incroyable auprès de vos amis.

Je fais une ganache beurre doux/chocolat, et je nappe, j’ajoute des noix et des machins mignons. Succès garanti.

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Pour les 2 derniers, pas de photo, mais j’éditerai sans doute quand j’en referai 😀

3) Gâteau vanille

– 2 oeufs
– 1/2 de sachet de levure chimique
– 100g de sucre + 1 sachet de sucre vanillé (ou de l’extrait de vanille)
– 100g de farine
– 2 cuillères à soupe de crème fraîche (peut se remplacer par du lait, mais le gâteau perd en moelleux !)
– 100g de beurre

Faites fondre le beurre au micro-ondes (attention à ce que ça ne brûle pas donc petites sessions courtes plutôt qu’une longue !)
Dans le grand bol, battez les oeufs et le sucre (+ le sucre vanillé ou l’extrait de vanille) pour obtenir un mélange bien lisse.
N’oubliez pas la pincée de sel si vous utilisez du beurre doux, le beurre salé donnera un goût différent, mais très bon aussi !
Ajoutez la crème fraîche et la farine mélangée à la levure (toujours mélanger sa levure dans la farine !)

Hop dans l’moule, hop dans l’micro-ondes ! Perso je mets 5 minutes, mais entre les marques, les puissances, les options… mieux vaut tout simplement surveiller son gâteau ! Vérifiez avec une pointe de couteau. Elle ressort humide mais propre ? C’est vendu !

Se garde 2/3 jours.
Vous pouvez l’ouvrir en deux et y mettre de la confiture, de la pâte à tartiner pour un effet incroyable auprès de vos amis.
Mon custom ‘napolitain’ qui rend fou :
Ouvrir en deux
Mettre une couche fine de ganache (chocolat et beurre doux, au bain-marie, bien fondu)
Etaler un bloc de pâtes d’amandes au rouleau à pâtisserie (en saupoudrant de sucre ou sucre glace pour que ça ne colle pas), et en mettre une couche fine sur le chocolat
Refermer le gâteau et le napper du reste de ganache.

Ajouter des paillettes et des petites décorations….. c’est magique !

4) Gâteau aux marrons

– 2 oeufs
– 1/2 de sachet de levure chimique
– 100g de sucre (meilleur avec du sucre « panela », sucre complet)
– 80g de farine (nature mais très bon aussi avec complète, épeautre… variez !)
– 10 cl de crème fraîche
– 50g de beurre salé (vraiment meilleur)
– 220g de crème de marrons (fonctionne aussi avec la confiture de marrons)

Faites fondre le beurre au micro-ondes (attention à ce que ça ne brûle pas donc petites sessions courtes plutôt qu’une longue !)
Dans le grand bol, battez les oeufs et le sucre pour obtenir un mélange bien lisse.

Ajoutez la crème fraîche, la crème de marrons, et la farine mélangée à la levure (toujours mélanger sa levure dans la farine !)

Hop dans l’moule, hop dans l’micro-ondes ! Perso je mets 5 minutes, mais entre les marques, les puissances, les options… mieux vaut tout simplement surveiller son gâteau ! Vérifiez avec une pointe de couteau. Elle ressort humide mais propre ? C’est vendu !
Se garde 2/3 jours.
C’est une vraie bonne surprise, car il reste moelleux et très bon froid, même si un peu compact. N’hésitez pas à l’ouvrir en deux et à le fourrer de crème de marrons si vous voulez plus de fondant !

Bon appétit, bon confinement, bon courage !

Interview : Renaud Bouet

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– Peux-tu te présenter en quelques mots : toi, ton parcours si tu en as envie, ton travail … ? Je suis illustrateur et surtout décorateur en animation, c’est-à-dire que je m’occupe de la conception des décors (au trait, étape qui précède la mise en couleurs) de certaines séries animées ou de longs-métrages. Je travaille soit seul (conception de lieux en m’appuyant sur les scénarii), soit avec une petite équipe (fabrication des décors après le storyboard, étape appelée layout). Je n’ai pas fait d’école spécifique mais ai suivi les cours du soir d’une école régionale de Beaux-Arts, de la 6ème à la terminale. j’ai travaillé ensuite quelques années dans une agence de publicité avant de me ré-orienter vers le dessin animé. Je me suis formé « sur le tas », occupant différents postes, d’une production à l’autre, au fil des années. Le projet qui m’occupe en ce moment est un long-métrage en 2D, « Princesse Dragon ». Comme je l’ai dit plus haut, nous fabriquons tout les décors du film avec mon équipe.

– Si tu devais résumer ton art en 3 mots :
Concentration, patience, précision

– Tu as des techniques de prédilection ?
Disons que lorsque je travaille pour moi ou bien pour une illustration de commande, j’aime travailler à la plume et à l’encre de chine. C’est vraiment mon instrument de prédilection, avec le crayon de papier, bien sûr. Mais dans le cadre d’une production, je m’adapte à l’outil (crayon, feutre-pinceau, stylet et tablette graphique, etc…)

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– Qui sont tes inspirations majeures, tes mentors ?
Le terme « mentor » est peut-être un peu fort, mais il est vrai que je suis un admirateur, un fan, de Philippe Druillet depuis très longtemps. Il a été c’est sûr, une grande source d’inspiration pour moi, à un âge où on commence à pressentir la direction professionnelle qu’on a envie de prendre. Autour de 14/16 ans. Mais, côté BD toujours, deux autres dessinateurs ont été très importants pour moi, Jean-Marc Loro et Magnus. Ah, et Jean-Claude Forest aussi. Et Toppi, Battaglia, Jesus Blasco, Yoshitaka Amano, Berni Wrightson, etc, etc… Bref, la liste est très longue.
– As-tu des goûts (musicaux, cinéma, séries, art… ) en adéquation avec ton art, ou au contraire as-tu des goûts à l’opposé de ce que tu produis ?
J’écoute beaucoup de musique lorsque je travaille. Ça m’inspire. Ça va du Doom ( en ce moment, Moonskin) au pagan black metal (les russes Arkona), en passant par le Drone (Eliane Radigue), le folk, la pop, la variété française. C’est forcément toujours en adéquation.
– Un petit plaisir « honteux » ?
Qu’est-ce qu’on appelle « honteux » ? En général j’assume ce que j’aime. Les films qui finissent bien, les comédies romantiques, certains shojo (comme « Bloom into you »), les chansons d’amour sans prétention.
– Quel personnage historique ou artiste (vivant ou non) aurais-tu rêvé de rencontrer ? Vous auriez parlé de quoi ?
Il y a des personnages historiques que j’aime. Je me plais à penser que j’aurais aimé les suivre, servir leur cause, mais en même temps, c’est peut-être un peu présomptueux. Je pense au général Charette, à Jacques Cathelineau, à Jean Chouan, et avant tout à Jeanne. d’Arc. Dans un ordre d’idée différent j’aurais aimé croiser Nietzsche, Jean Cocteau, Antonin Artaud.
– Est-ce qu’il y a des thèmes que tu t’interdis, artistiquement ? Une limite que tu te fixes ?
J’aurais du mal à dessiner des choses trop « gore », même si je l’ai fait, au moins deux fois, pour une pochette de disque et le flyer d’un groupe de black metal. Je ne pourrais plus maintenant, je crois. De la même manière, n’ayant pas une grande conscience politique, je ne me mettrai pas au service d’une idéologie dans ce domaine.
– Que penses-tu du système actuel de visibilité des artistes ? Plutôt réseaux sociaux ou bouche à oreille et associatif ?
Je pense effectivement qu’aujourd’hui, les réseaux sociaux sont un bon moyen pour les artistes d’acquérir de la visibilité.
 

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Sur une île déserte tu emportes…

Une musique ?
Une seule musique c’est difficile. Je dirais l’album « The man who sold the world » de David Bowie, mais aussi la chanson « Be my baby » des Ronettes, et « I only want to be with you » de Dusty Springfield.
Un tableau?
Une oeuvre expressioniste abstraite, de Sam Francis, Joan Mitchell ou Jackson Pollock, au choix.
Un film ?
Orphée, de Jean Cocteau, le magicien d’Oz, de Victor Fleming. BD: Yragaël ou la fin des temps, de Philippe Druillet.
Un livre ?
Au moins 3: Dracula, de Bram Stoker, La châteleine de Wildfell Hall, par Anne Brontë, Sarn, par Mary Webb. Et aussi de la poésie. Tout Emily Dickinson, par exemple.
Un animal ?
Pas d’animal. J’aime trop les gens, je ne peux pas consacrer du temps à un animal. Même si je suis tout seul, tant pis. Et en plus, je suis ailurophobe.

Un Challenge pour nos lecteurs ?
J’aime beaucoup dessiner la nature, et les forêts en particulier. J’aimerais bien voir d’autres interprétations d’arbres par les lecteurs !

Le blog, http://renaudb.blogspot.com
Le site: http://renaudbouet.fr
Instagram :  Renaud Bouet

Ashley Graham, le post-partum et instagram

Ashley Graham, la jolie mannequin « grande taille », nous raconte sans tabous son post-partum, lançant un hashtag qui envahit le monde d’internet. Ca change !

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(La meuf reste magnifique en culottes jetables quand même… lol)

 
Quand je vois le nombre d’articles, ou même de jeunes mamans, qui font la course à la perte des kilos, la pression de dingue pour la reprise des relations intimes aussi.. tu accouches et t’es censée cavaler au boulot avec le sourire le lendemain MAIS être aussi une super maman pleine d’un amour inconditionnel et de licornes, et bien sûr une femme attentionnée pour ton cher petit mari, rester sexy malgré tout, « se reprendre en main » (les gens qui disent ça sont les mêmes qui t’ont encouragée à te gaver quand tu étais enceinte parce que « faut manger pour deux »… -_-
 
On commence juste à parler du fait que c’est un sacré choc, la grossesse, l’accouchement, et qu’il faut du temps pour s’en remettre.
 
Le post-partum c’est long, c’est hardcore, c’est PHYSIQUE (rien à voir avec le fameux baby blues)… en gros, oui, on en chie et on a le droit de le dire 😉
 
Je trouve ça fou que ça soit tabou. Et surtout, qu’on soit culpabilisées de le vivre, et bien sûr culpabilisées d’en parler.

Je veux dire, on a voulu un bébé, on l’a eu, elle est TROP MIGNONNE, je la regarde et je fonds, (surtout quand elle fait AEUAUEUAAAAGHHHHpfffft en faisant des bulles).
 
Ca n’empêche pas que j’aurais pu me passer des kilos, des contractions, des déchirures, des saignements (pendant SEULEMENT TROIS SEMAINES car je suis une veinarde !!! ), des sutures, du corps tout mou et plein d’eau, des bas de contention (quasiment mon pire trauma : ne plus avoir des pieds normaux pendant 4-5 mois… c’est idiot, mais j’en ai souffert. J’aime bien mes pieds, les voir mous et gonflés, c’est angoissant.)
Je pourrais me passer d’avoir mal au dos, de devoir faire une rééducation.

C’est pas possible. C’est la vie, et je ne regrette rien.
Mais pourquoi n’aurait-on pas le droit, simplement, d’en parler ? D’en rire, même ?
Pourquoi faut-il qu’on se cache, entre femmes, pour se raconter nos angoisses, nos césariennes, nos cicatrices, la perte de cheveux, les inflammations des gencives, les innombrables petits bobos et grandes douleurs, pendant que le monde entier nous serine qu’on vit les plus beaux jours de nos vies, baignées dans les paillettes ?

Pourquoi une réalité doit-elle à tout prix en occulter une autre ?

Nos bébés naissent dans un chaos organique auquel nombre d’entre nous n’étaient pas préparées, à cause de tabous séculaires et idiots.

Parlons-en et rassurons-nous.