Comte Orlok

Dessiné hier avec vous sur Twitch !

Ce grand tattoo flash (25 cm) a été peint à l’aquarelle hier lors de mon stream dessin, première session sur le thème des vampires, qui est le début d’une longue série vu l’engouement 😉

Merci d’avoir été présents pour commenter et m’encourager !
Dessin en live chaque mercredi à 21h.

Moment Popcorn – Malignant (2021)

Malignant – Film de James Wan, 2020 (sortie 2021)

Madison rentre chez elle pour trouver son connard de mari, Derek, encore de très bonne humeur. La preuve, alors qu’elle est enceinte, il s’énerve pour rien et la colle au mur, puis la laisse pisser le sang en pleurnichant qu’il ne le fera plus jamais.
La grande classe, Derek.

Heureusement, à peine la nuit tombée, Derek se fait littéralement dévisser la tête par un mystérieux agresseur fantômatique, qui en profite aussi pour tabasser Madison qui n’avait pas encore passé une assez mauvaise journée.

Passé ces événements pour le moins traumatiques, Madison revient seule chez elle … et semble avoir créé sans le vouloir une étrange connexion mentale avec ce monstrueux tueur sanguinaire aux membres inversés. Pourquoi Madison voit-elle les meurtres horribles perpétrés par la créature comme si elle y était ? Pouquoi la police semble-t-elle croire qu’elle pourrait bien être elle-même impliquée ? L’enquête commence…

James Wan dit avoir voulu créer « quelque chose de nouveau » avec ce film, tout en gardant son habituelle vibe d’horreur. Alors, c’est réussi ?
Je suis un peu partagée.

Comme j’adore James Wan et son esthétique, je vais d’abord présenter ce qui me semble être un peu faible, pour ensuite mieux le complimenter !

Le scénario de cet opus est, il faut le dire, franchement téléphoné. On a des indices plein le générique de début, et honnêtement à la moitié du film on avait déjà sa conclusion. Donc un peu dommage, l’idée est fort sympathique mais le suspense, lui, n’est pas là.

Les points forts ? Ils sont heureusement plus nombreux.
Déjà, il y a la « patte » James Wan.
Le roi du travelling silencieux et angoissant garde ses bonnes habitudes, avec quelques très belles scènes, notamment la course dans la maison vue du dessus comme une maquette. Superbe.
Ensuite, cette idée d’enquête, justement. Même si ça n’est pas palpitant, je salue les implications des personnages : ENFIN un flic qui fait son travail. ENFIN une soeur et une mère qui ne laissent pas une femme dans la détresse la plus totale, et qui font tout pour l’aider, EN PENSANT A TENIR LA POLICE AU COURANT. ENFIN des personnages qui travaillent en coopération. Ca donne un vrai coup de fouet au film, qui serait vraiment creux sans ça.

Puis bon, les scènes d’action et les cascades, très dark comics. On est plus proche de Carnage vs Venom que de Conjuring. Et ça ce n’est pas désagréable finalement : un méchant tangible. Pas vraiment un fantôme, non. Une vraie créature de chair et de sang, ça change de ce qu’on voit au cinéma.

Et puis, pour conclure : voir un gros con violent se voir retourner la tête sur 3 tours, c’est très sincèrement jouissif.

Allez, James, ce n’est pas ton meilleur film mais j’aime tellement ce que tu fais que je lui garderai un souvenir plein de tendresse. A la prochaine fois !

Poisson pas drôle.

Le 1er avril était une date que j’aimais, enfant, car on se scotchait des poissons en papier dans le dos et on se racontait plein de blagues avec les copains.

Le 1er avril est une date que je redoute, en tant qu’adulte, en tant que femme, en tant que militante aussi.

Tous les ans depuis… depuis bien trop longtemps en fait, tous les médias rivalisent d’une créativité malsaine au service de quelque chose qui ne devrait jamais se mélanger à l’information : la blague.

Depuis ce matin, on m’a envoyé la démission de Fabien Roussel, la mort de Yannick Jadot, Ikea qui donne des noms complètement idiots à toute sa prochaine collection, Disneyland qui rend ses toilettes payantes.

Chaque fois, ça fait rire certains, criser d’autres, qui sont ensuite la risée des gens « intelligents » qui avaient compris, EUX, que c’était une blague, ce qui les classe, je suppose, dans une certaine élite.
La résultante étant bien sûr l’humiliation publique de ceux qui n’avaient pas compris.

Tous les ans, c’est la course au média qui trouvera la pire énormité. Que ça soit de mauvais goût (la mort d’une célébrité), dangereux (fake news qui restera diffusée pendant des années) ou juste stupide, peu importe, tant que ça fait du clic.
Ceux qui ne comprennent pas sont méprisés et oubliés. Tant pis si la connerie lancée est ancrée à jamais dans l’univers des légendes urbaines.
Oui, il y a encore des gens qui pensent que les éoliennes ralentissent la terre. Merci TF1.

Le poisson d’avril, le prank, c’est rigolo. Entre amis, en famille.
Ca n’est pas drôle en entreprise.
Ca n’est pas drôle au JT ni dans le journal.
C’est dangereux et stupide.

Je suis une citoyenne. J’ai envie d’avoir confiance en mes médias, ce qui est déjà de plus en plus rare. Je n’ai aucune envie, en plus, de devoir essayer de décortiquer ce qui est une blagounette et ce qui ne l’est pas…
Mais tout cela est pensé par des gens qui se sentent au-dessus de la masse.
Tous ceux qui vont me répondre « HAN ben si les gens sont trop cons pour….  » font justement partie du problème.
Si l’information est mélangée à la gaudriole, qu’on fait des lol au 20h, qu’on laisse des comiques parler politique et commencer à se prendre de + en + au sérieux… les gens ne s’y retrouvent pas.
Après toutes ces années de Hanouna, on voit bien ce que ça donne.
Oui, je mets ça sur un pied d’égalité. Tirer vers le bas, toujours, sous prétexte de « fun ».
Ca n’est pas fun de raconter des conneries quand on vous accorde une visibilité, une légitimité informative.

Ca me gonfle, parce qu’on va encore me dire que « baaaaaaah c’est rien ».
Ouais ben à coup de baaaaah c’est rien, on a la campagne présidentielle qu’on a.