Echoppe associative !

Pour aider l’association culturelle et artistique « L’Autre Côté du Temps« , montée par des ami.e.s enthousiastes, j’ai proposé mes services de graphiste afin de mettre en ligne des goodies sympathiques sur leur boutique RedBubble.

Je précise par pur désir de transparence que pour le moment, la majorité des premiers designs sont des montages issus d’une banque d’image professionnelle sur laquelle je paye un compte intégral, me permettant ainsi d’utiliser les ressources sans en créditer les auteurs. Il me tient cependant à coeur de toujours modifier les illustrations afin qu’elles aient tout de même un caractère unique, car un simple copier-coller serait peu qualitatitf.

Le logo de l’association, ainsi que le personnage du gobelin pirate, sont 100% originaux et de ma création.

J’espère que ces premiers petits goodies pourront vous plaire. N’hésitez pas à commander un sticker, une carte postale, ou des objets plus luxueux si l’envie vous en prend : les impressions sont de très belle qualité !
A bientôt pour de nouvelles aventures artistiques et fantastiques !

Eté, si bel été.

C’est l’été !!
Et avec l’été, viennent les projets les plus fous, les plus fun, comme ceux de se faire tatouer entre amis, ou bien en famille, ou bien pour fêter un événement spécial… tant de raisons !

Et je vais vous surprendre.
Booker un tatoueur en été, c’est exactement comme booker un weekend au bord de la mer. Surprise : vous n’êtes pas seul.e à y avoir pensé !
Alors, nous sommes complètement débordés de mi-mai à septembre.
Quand je dis débordés, c’est débordés.

Et c’est là que ça pique.

Que faites-vous comme travail ?
Est-ce que de temps en temps, il y a des « charrettes’, avec votre boss qui vous pressure pour que vous restiez quelques heures de plus ? Oui ? C’est pas très agréable, mais on fait avec hein ? Vos heures sup sont-elles payées ? Je vous le souhaite.

Pour nous c’est pareil.. et un peu différent quand même.
Les heures sup, elles sont payées quand on est avec vous, à tatouer.
Quand après qu’on m’ait SUPPLIEE (voire légèrement menacée d’aller à la concurrence… lol), j’ouvre le shop 2 heures en avance le matin, en laissant ma fille de 18 mois juste pour vos beaux yeux, vous allez effectivement payer le tatouage. Donc de quoi je me plains, on se le demande ?

Mais attendez… ce tatouage, je vous l’ai dessiné.
Hier soir. Sur mes heures de repos.
Ca, ça ne me sera jamais payé, jamais remboursé, et je n’en suis que très rarement remerciée.

Ce serait super sympa de prendre le temps de réfléchir ainsi :
Votre tatouage, même coup de coeur, c’est pour TOUJOURS.
C’est un investissement à vie.

Est-ce que ça vaut la peine de péter un câble parce qu’il faut attendre quelques semaines ?
Est-ce que ça ne devrait pas être uniquement une construction positive, une joie ?
Et surtout…. ça vous surprend tant que ça, qu’on soit bookés ?
Quand vous arrivez à la boulangerie un dimanche à 14h, vous êtes surpris si y’a plus de gâteau d’anniversaire pour 10 ?
Quand vous arrivez à Deauville un samedi midi, ça vous surprend que les terrasses soient pleines ?
Est-ce que vous insultez les hôtels quand ils sont complets ? Est-ce que vous insultez les organisateurs de votre festival favori parce que c’est sold out mais que vous avez décidé de prendre une place la veille de l’ouverture ?

C’est plutôt un gage de qualité, qu’un tatoueur soit booké.
S’il est toujours dispo du jour au lendemain, ça ne devrait pas tellement vous rassurer ….

Bref, vous allez peut-être trouver que je m’enflamme pour pas grand-chose, mais sincèrement, c’est assez éprouvant les mois d’été pour nous. Les insultes, les messages à 1h du matin pour le lendemain, les annulations à la sauvage parce que vous avez trouvé un mec qui peut le faire pour moins cher…
C’est un peu raide à avaler, pour un si beau métier…

On vous aime, on aime vos tatouages. En échange on ne demande que le respect de notre métier.

Parenting – Regrets

Il y aura d’autres chats bien sûr, peut-être des chiens, des rongeurs et toujours des poissons.

Mais Lulu manquera toujours à mon coeur. Si Bébé a arrêté de le chercher aux quatre coins de l’appartement, elle est si joyeuse en voyant d’autres chats que chaque fois j’ai un petit pincement de tristesse au creux de mon âme.

Miaou.

Joli brin de Mimosa.

Mamie,
Dans l’océan de souvenirs que tu nous laisses, il est difficile de savoir lesquels retenir aujourd’hui.
Mais n’est-ce pas merveilleux au fond, de réaliser qu’il faut choisir, tant les bons moments sont nombreux ?

Papy et toi avez été le phare de notre enfance, le sémaphore de nos vacances.
Les dimanches c’était la ferme, les poules chez notre autre Mémé.
Les vacances c’était chez vous.
Tel était notre carnet de route, mais si elle était régulière, jamais la navigation ne fut morne.

Notre chaloupe a navigué tant de merveilleux étés.
Toutes les glaces à l’eau (« Pousse-Pousse-Citron »), les kayaks et les vélos, les courses de cloportes organisées dans la véranda, les marchés du jeudi à Pont-l’Abbé, les plages, les kouign, bien sûr, les délicieuses kouign dont tu avais le secret.
Toutes ces soirées devant la télé de la cuisine, à peine perturbés par le vrombissant lave-vaisselle, sur nos chaises en paille, pendant que vous les grands, regardiez des émissions sérieuses, entre grands, dans le salon.
Nous avons vogué vers tant de merveilleux Noëls.
Toutes les histoires de famille, les aventures de nos arrière-grands parents dont tu parlais si bien qu’on aurait juré les avoir connus. Ton père le tailleur de pierre, aimant les chansons et les bonnes bagarres de bistrot. Tes copines, les usines de conserverie, les chemins à vélo. Le sapin, la bûche vanille-framboise, les chansons.

Notre navire avançait d’année en année. Nous avons embarqué avec nous tant d’amis, petits et grands, que vous avez accueillis avec toujours le même enthousiasme. De nos copains de primaire à ces amis venus passer quelques jours en Bretagne et que tu as reçus au Camélias, dans ton petit appartement, avec force café, porto et palets bretons… tous ceux qui ont fait escale chez vous en gardent un souvenir précieux.

Tu as désapprouvé certains de nos choix, vestimentaires parfois, capillaires toujours, avec cette franchise qui ne t’a jamais fait défaut, mais jamais avec toi nous n’avons eu peur de chavirer.
Nous savions que nous trouverions toujours à l’amarrage de l’amour et du bon café, des rires et du soutien.

Vous voir, vous écrire, vous téléphoner était toujours un plaisir, une petite joie de tous les jours.
Vous avez été des grands-parents et arrière-grands-parents extraordinaires, de ceux dont on racontera les histoires longtemps.

Aujourd’hui nous te voyons quitter le port et bien sûr nous allons pleurer, mais très bientôt je le sais, penser à toi nous fera de nouveau sourire et chanter.

PS : Je ne pourrai plus entrer dans une papeterie sans voir mon coeur se serrer un peu.
Je ne passerai plus tout ce temps à chercher de jolies cartes postales.

Je n’oublierai pas la dernière chose que tu m’as dite au téléphone.
« Dis bien à la petite que je pense à elle. Je vais vous laisser ma petite fille, je suis fatiguée. »



Sans raison.

Sans raison particulière, sans crier gare, un moment de flottement.

Pas de date anniversaire, pas d’événement à fêter.
Pourquoi aujourd’hui plutôt qu’hier, pourquoi pas demain ?
Ce n’est pas de la nostalgie, ni des regrets. Simplement un étonnement immense, qui vous saute au visage sans s’être anoncé.

Peut-être est-ce de la voir marcher. En deux semaines passer de la petite créature rampante, qu’évidemment on appelle bébé, à ce poupon chancelant, puis d’un coup, lâchant votre main, elle s’élance. Vous la retrouvez, debout et si droite, derrière chacun de vos pas, que vous alliez aux toilettes (« Maman titi ?? ») ou que vous fassiez la cuisine (« Cassé ? » pour l’émerveillement de voir couler le café).

Peut-être est-ce aussi de la voir s’opposer, fière d’avoir appris un mot et de savoir l’utiliser, découvrant simplement qui elle est, et brâmant « NON !! » à chaque sollicitation. D’en soupirer parfois, d’en rire souvent.
N’en reste pas moins que je me sens décontenancée.

Je ne sais pas si c’était il y a un mois où il y a mille ans que je somnolais épuisée, tenant sur mon avant-bras un chaton mouillé de 2,5kg, née trop tôt, trop frêle, dont la si minuscule main bleuie par l’hématome d’une seringue s’agitait, cherchant au hasard la peau, le sein, mes doigts.

Quand, de petit animal, devient-on un petit humain ?
Est-ce au moment précis où l’on refuse en riant de venir manger sa compote ?

Quand on souhaite mettre un mot sur toute chose, pointant du doigt chaque objet, dans une frénésie d’apprentissage plus jamais égalée ensuite ?

Qui est cette petite personne qui me défie du haut de ses 80 centimètres, avant de venir me demander de vérifier si Nounours a fait caca ?

Nous n’allons pas cesser d’apprendre à nous connaître.
Quelle aventure. Quel vertige.

Mais continue encore un peu à t’aggripper comme le petit primate que tu es, en fourrant ta tête dans mon cou, en réclamant « Bateau sur l’eau ». Tu auras tout le temps de ne plus vouloir de berceuses…

Tales from the Crypt

Un gribouillage en une ligne continue 🙂

Ces soirées étaient un tel événement, dans nos petites vies. On avait quelque part entre huit et douze ans, ces années où on commence à jouer aux grands sans cesser une seconde d’être des enfants.
C’était seulement pendant les vacances d’été, bien sûr. Jamais l’année scolaire n’offrait une telle liberté de négociation : la deuxième partie de soirée, c’était NON.

Mais la magie de l’été nous enveloppait de sa bienveillance subtilement laxiste, bien que rythmée par les horribles cahiers de vacances. Nous payions notre écu d’assiduité pour acheter des journées de plage, de vélo sur les chemins caillouteux des côtes Bretonnes, et surtout, surtout, les soirées.

La belle télé, celle en couleur, était dans le salon. Mamie choisissait le programme, parfois Papy aussi, moins souvent les parents, qui se laissaient porter au gré des divertissements ou séries qui les intéressait peu le reste de l’année. Pendant que Jean-Pierre Foucauld ou Julie Lescaut péroraient ou patrouillaient dans le salon, de grandes choses se préparaient de l’autre côté du mur.
Nous, frémissants à l’idée d’une soirée sans surveillance, étions postés autour de la table de la cuisine, sur les chaises en paille, bercés (et parfois gênés) par le ronron et les gargouillements du vieux lave-vaisselle dont le programme s’étirait sur la soirée entière, devant la télé en noir et blanc, qui ne captait pas très très bien M6 quand il pleuvait, mais bon, quand même, on l’avait rien que pour nous.

Alors on s’abreuvait de Fort Boyard, Intervilles et autres bêtises d’enfants, en attendant l’heure où nous pourrions tenter, si personne ne venait nous rappeler à l’ordre, de nous plonger dans les programmes de la nuit.
De la Trilogie du Samedi aux Contes de la Crypte, la pop et l’horreur nous sautaient au visage.

Quel délice de confronter l’innocence de l’enfance aux images sombres mais jubilatoires de séries d’horreur pulp, quel régal d’être terrifiés et d’en rire.

Merci à ces années de découvertes, de rigolades, de partages, aux abords d’une adolescence fragile comme un pissenlit sous la brise d’été.
Merci, Mamie, pour la télé en noir et blanc.

8 mars

Une semaine difficile, une semaine douloureuse.
Lundi, les réseaux se sont enflammés.
Comme tous les ans, on a parlé sexisme, violence conjugale et harcèlement.
Comme tous les ans, on a essuyé les trolls, les vannes lourdes, les publicités écoeurantes et mercantiles.
Comme tous les ans, les plus motivé.e.s ont fait de la pédagogie.

Mais cette année on a une nouveauté.

Cette année, le journal Libération a détruit la foi que certain.e.s entretenaient encore en certains médias et en l’humanité en publiant gaiement la lettre d’un violeur en mal de reconnaissance, un torchon d’auto-analyse mal dégrossie par un jeune homme à peine honteux, qualifié par le journal de « fougueux », « courageux ».

Rien de ce que j’aie pu lire sur le sujet n’a pu apaiser ma colère et mon écoeurement.
Imaginons une seule seconde que le 13 janvier, on publie une lettre écrite par un terroriste ?
Parlerait-on du « droit » qu’il a à « exposer ses raisons », « parler de son geste » ? Demanderait-on aux victimes de « prendre du recul et analyser les faits » ?

Je ne pense pas.
Je pense qu’aucun média n’aurait imaginé piétiner à ce point la décence.

J’avais plein d’envie pour cette semaine, plein d’idée d’illustrations.
Je n’ai plus envie de rien.

Je vous laisse avec une petite affiche peinte numériquement, exercice que j’ai voulu commencer pour changer de mon style habituel.
Je la trouve bien insignifiante à présent, dans ce monde où un homme peut écrire son « animalité » et être encensé par la presse.


Collection

3 petits nouveaux

Je collectionne les poupées en dilettante. N’ayant ni place ni budget, je ne cherche ni à composer une immense collection, ni à capitaliser.

L’originalité, l’histoire ou le souvenir font les valeurs de ma petite étagère.

Ainsi j’ai le plaisir de posséder la collègue féminine de Action Man, Natalia, solide mecano charpentée. Pas vraiment une Barbie.

J’ai également la première Barbie Curvy, si mignonne et si réaliste, ainsi qu’une Barbie Noire Albinos, qui m’avait immédiatement séduite par sa finesse de détails.

Une chamane ooak, une bigouden au crochet, Natalia, Ruby Gloom, Barbie Curvy, une gothique aux yeux de verre et Ziggy Stardust.

J’ai quelques pièces ooak réalisées par des artistes talentueuses. Une she-ra vintage récupérée chez un ami. 2 Blythe qui attendent que j’ose les customiser. Bref, une collection hétéroclite et modeste.

J’ajoute cet hiver ces 3 éléments sympathiques trouvés au gré de mes pérégrinations numériques : une Kewpie en tablier, une Lisa lego (Lego à fait des poupées ! Qui le savait ? Pas vous j’en suis sûre… pas moi non plus !) Et un petit poupon punk de Zapf Creations, coup de cœur d’enfance, preuve de mon goût immodéré pour le lamé, le fluo et tout ce qui peut généralement être qualifié de vulgaire.

Bref, 3 babioles mignonnes pour une petite part régressive et enthousiaste de mon chez-moi !

Et vous, vous collectionnez quoi ?

Rituels

Ma petite carte de saison.

Il est des traditions auxquelles il semble toujours ubuesque de vouloir échapper.

Alors que vous dire ? Mille vœux de belles nouvelles pour 2021. Que cette année s’emaille de joies, de surprises, de bonheurs.

Je vous souhaite santé et pognon. 😉

Sincèrement.